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Vendredi 6 janvier 2017.

Publié le

Bonjour !

Pendant que sur une plage allemande de l'île de Langeoog, des milliers de petits œufs en plastique d'une célèbre marque de chocolat pour enfants ont échoué

, des militants pour la légalisation du cannabis se préparent à distribuer quelques 4200 joints pendant le serment de Trump 1er à Washington. Deux informations pour le moins importantes qui ne sont pas trop relayées par nos chaînes nationales. A croire qu'elles ne sont pas assez importantes ! Un peu moins que le record du monde en vélo d'un centenaire en tout cas si l'on en juge par l'envahissement de ce petit bonhomme en justaucorps violet fluo sur nos petits écrans.

Qui décide de l'importance de l'info ? Qui gouverne les médias ? Comment comprendre la force des réseaux sociaux et jusqu'où nous laisserons nous influencer ? Un petit bout de réponse ici mais ne voyez pas en moi une farouche défenseur ( car défenseuse me semble inappropriée, c'est moins joli que défenseur, à l'oral je précise, et puis ça me rappelle mes années de footballeuse , mais là aussi, ça ne colle pas, je jouais milieu de terrain, comme Zidane ... mais je m'égare.)  de Montebourg . C'est juste pour l'exemple:

Et de là à vous parler du dernier roman d'Eric Pessan , il n'y a qu'un pas ! Voici donc la couverture :

Je vous rappelle que j'aime cet écrivain depuis quelques années, et dès qu'il publie la moindre ligne, je ne suis jamais la dernière à faire l'éloge de son verbe. J'imaginais bien que le sujet de son roman reflétait la peur de beaucoup d'entre nous à voir gagner un certain parti politique lors des prochaines élections. Eric Pessan, à travers la vie de David et Mina, va nous faire traverser la première nuit d'une France qui bascule. C'est le chaos dans leur vie ( David et Mina se sont aimés , ils se sont séparés, ils sont désespérants de solitude et de manque d'estime de soi,  l'un va errer toute la nuit , essayant de fuir la vérité en se cachant dans une salle de cinéma puis en marchant dans les rues d'une ville qui s'embrase , offrant sa parka à un clochard page 87, la retrouvant miraculeusement page 128, le chaos, je vous avais prévenu ! L'autre fuyant la débandade annoncée en prenant un cargo pour les Antilles, mais aussi sa propre déchéance .) Le sentiment de malaise qui reste en moi après avoir refermé ce livre, c'est que quoiqu'il arrive, le soir du deuxième tour, il sera vraiment trop tard pour changer quoique ce soit et que la vie est une espèce de grosse machine que rien n'arrête.

Après cette lecture, je vous conseille de lire cette bd ... et d'aller boire un coup avec vos amis !

A demain !

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