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Dimanche 19 Mars 2017 et avant aussi...

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Bonjour,

Comment vous dire que j'ai du mal à lire en ce moment, j'ai mal à ma librairie ... Bien sûr cela fait un an que je suis en arrêt maladie pour un burn-out destructeur mais je suis toujours ancrée dans ce lieu qui vacille en ce moment, dans le silence quasi-religieux du monde politique ou culturel. Une librairie en cessation de paiement, 140 salariés retiennent leur souffle et le monde tourne toujours. C'est normal. La banalisation de ce genre de situation m'effraie. L'inhumanité au travail ou le manque de bienveillance de certains dirigeants m'insupportent. La médiocrité et le manque de rigueur professionnelle aussi. Bref, je suis en colère, mais j'ai quand mêm lu ça : 

Un bon roman noir, même si je m'attendais à plus percutant de la part de Marin Ledun. Une jeune femme va kidnapper celui qui l'a rendu infirme lors d'un accident de la route. Les deux protagonistes ont un point commun : la solitude leur colle à la peau... Un huis-clos oppressant, une écriture maîtrisée. A découvrir donc.

A bientôt.

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Mardi 14 Mars 2017 et avant encore...

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Bonjour !

Je déserte quelque peu ce blog mais je garde un œil sur l'actualité. A quelques semaines du premier tour, je suis toujours sidérée par la toute puissance de nos politiques, et c'est pourquoi j'ai mis du doux dans ma vie pendant quelques heures avec ceci:

Isabelle Bonat-Luciani a la douceur des mots du printemps arrivé. Elle vous enveloppe, vous berce, vous colle le sourire aux lèvres, vous pique les yeux parfois. Elle immortalise des instants, comme un polaroïd , elle met des couleurs à la vie, à l'amour, à la mort. C'est un livre à lire à haute voix, c'est un livre à murmurer aussi. Amoureux des mots, des phrases courtes souvent, sans virgule parfois, ce livre est pour vous !

A l'heure où un des fleurons de la librairie française est en train de couler lamentablement dans le silence quasi-général, j'aimerais penser que ce livre restera sur nos tables de coup de cœur assez longtemps et qu'il voyage assez loin... de main en main ...

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Lundi 6 Mars 2017.

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Bonjour !

Je vous abandonne un peu ces derniers temps mais aujourd'hui on part se balader en forêt !

Si je vous dis que Jean Hegland est influencée par Alice Munro et Marilynne Robinson, vous pouvez me faire confiance et remercier rapidement les éditions Gallmeister d'avoir traduit ce roman paru en 1996. Nell et Eva , deux jeunes adolescentes, vivent dans la maison familiale au cœur de la forêt. La vie est douce et innocente, entre la danse pour l'une et la préparation du concours d'entrée à Harvard pour l'autre. Mais le monde chancelle, l'électricité est coupé et l'essence commence à manquer. L'humanité sombre dans le chaos et après la disparition de leurs parents, elles vont devoir survivre seules en complète autonomie. Avec une puissance étonnante, le lecteur va être kidnappé pour se retrouver lui aussi dans la forêt. Lentement, au fil des pages, tous nos sens sont en éveil. On se sent capable de danser sans musique et de lire l'index d'une encyclopédie, comme les deux héroïnes, qui découvrent les soirées aux chandelles. Mais le danger rôde autour de leur clairière, et ce n'est pas forcément les ours bruns les plus à craindre. L'homme qui perd ses repères devient féroce et dans sa lutte pour une survie improbable, il est capable de tout.

 

A bientôt.

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Lundi 27 février 2017.

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Bonjour !

J'ai vu Christine Boutin au salon de l'agriculture dans un enclos et ça m'a remonté le moral car quelques minutes auparavant, j'avais entendu la blonde peroxydée de l'extrême crier à un agriculteur ( ou aux agriculteurs ): "Tenez bon , j'arrive bientôt ". J'ai eu un peu de mal à réaliser que si on déconnait dans quelques mois, elle aurait raison et prendrait ses appartements à l'Elysée. Alors j'ai pris un livre... pour ne plus y penser ( même s'il est vrai que l'image de Boutin dans son enclos restait bien ancrée dans mon cerveau.) J'ai lu ceci :

Elle a une trentaine d'année et beaucoup de talent, c'est son troisième roman . La seule remarque négative que je puisse faire à l'encontre de ce livre , c'est son nombre de pages. Trop court madame ! Mais quand on a votre écriture, il ne faut pas s'arrêter ! Jamais ! Bref, j'ai aimé la mise à nu de l'auteur. En toute délicatesse, elle nous raconte sa famille, sa mère beaucoup, tellement belle sa mère, sa soif d'écrire, sa difficulté d'écrire aussi, son amour de la littérature, sa passion de la lecture !  On voit son âme dans toutes ses lignes, bout à bout, on voit une belle personne. C'est comme quand quelqu'un que tu aimes te parle en te regardant dans les yeux, sans te lâcher une seconde : ça fait un bien fou !

A bientôt.

 

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Un livre et quel livre ! "Je veux dans ma vie pouvoir aimer quelqu'un qui m'aime." Jonas Gardell

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Bonjour,

Il y a quelques temps, j'avais été très enthousiaste, voire carrément amoureuse à la lecture du roman de Viviane Gornick:  " Attachement féroce " puis, le roman d'Hervé Le Corre : " Prendre les loups pour des chiens " avait confirmé tout le bien que je pensais de cet auteur et c'est avec des adjectifs dithyrambiques que je vous conseillais vivement de courir chez votre libraire indépendant, et là je m'apprête à faire l'éloge d'un roman qui m'a bouleversée et qui je pense , restera dans mon panthéon des lectures. J'ai eu tellement de mal à le finir, je ne voulais absolument pas quitter Rasmus, Benjamin, Reine, Paul, Bengt, Lars ou Seppo.  

Jonas Gardell nous livre un témoignage des années SIDA. Nous sommes en Suède dans les années 80. En France, j'ai à peine 12 ans et je me souviens de la première fois où j'ai entendu parler de cette putain de maladie (pardon, j'ai dit un gros mot). Jonas Gardell nous raconte tout de l'intérieur. Cette bande de potes homos, pédés, grandes folles, ces fous d'amour, ces amis inconditionnels vont traverser cette sale période et on connaît tous la fin... Mi documentaire, mi roman, juste la réalité brute aussi. Le désir du corps, les rendez-vous dans les parcs à la tombée de la nuit, la quête d'identité, la perte d'identité. On tombe amoureux mais on perd sa famille. On tombe malade, on meurt et on finit dans un sac poubelle, étiqueté "déchet contaminé". Ce roman est une si belle histoire d'amour. Elle finit tellement mal qu'on s'invente l'espoir vain que rien n'est impossible, qu'ils vont tous guérir et vivre heureux, ils le méritent tellement. Avec pudeur, tact, humour très souvent, grâce à Paul qui illumine ce roman, Jonas Gardell écrit sans tabou la vie d'une communauté assoiffée de liberté et de reconnaissance. je n'oublierais jamais ce roman, jamais non plus Benjamin dans les premières pages qui nous murmure : "Je veux dans ma vie pouvoir aimer quelqu'un qui m'aime." et non, je n'oublierais pas non plus cette jeune infirmière qui vient de sécher les larmes de Reine et qui se fait reprendre par sa supérieure : " Enfin bon, maintenant tu le sais, N'essuie jamais de larmes sans gants !La plus vieille secoue la tête. Puis elle s'en va ." Ce livre est un véritable chef d'œuvre. Vous pouvez courir chez votre libraire ....

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Zoom sur hier reprend doucement. Après une petite absence, je reviens avec Mélenchon et Torreton.

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Entre deux cartons et deux pots de peinture, j'ai zappé sur le poste à image hier. Et comme Lyon battait largement une pauvre équipe néerlandaise en coupe Europa, j'ai regardé Léa Salamé et son ami bien coiffé Pujadas : Juste le temps de l'intervention amicale et polie de Torreton , qui est venu, un livre sous le bras,( et pas n'importe lequel ) : "L'homme qui plantait des arbres" de Giono, faire la causette avec Mélenchon. Quel bonheur de voir deux pseudo journalistes politiques essayer en vain de reprendre la main pour remettre les deux protagonistes au combat ! En vain, car les deux zozos ont parlé littérature, écologie, gauche retrouvée, tout ça avec le sourire et beaucoup de tendresse dans les yeux !

Sinon, il faut absolument que vous lisiez ce livre

Dès que j'ai deux minutes, promis, je balance la chronique mais n'attendez pas ! C'est un chef d'œuvre !

Je ne vous dis pas à demain , je vous dis juste à bientôt... Prenez soin de vous.

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Jeudi 8 Février. Ecumes.

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Bonjour,

Il y a quelques jours, je râlais en disant qu'il ne suffisait pas de mettre un dessin sur un scénario pour faire un bon roman graphique. Je confirme : ça ne suffit pas. Par contre, quand on s'appelle Ingrid Chabbert et Carole Maurel, on peut. Le 15 Février 2017, sortira Ecumes aux éditions Steinkis:

Ingrid Chabbert met des mots sur la mort de son enfant, et c'est Carole Maurel qui met des couleurs sur son deuil et sa survie. Avec pudeur, on devient témoin d'un combat, d'un rêve, d'une belle histoire d'amour, d'une folle espérance, d'un désespoir abyssal, d'un chagrin incommensurable et puis la vie, comme les douces couleurs pastel de Carole Maurel, revient peu à peu. On assiste à tout ça, à tout cet amour là, ces silences, cette tendresse, ce petit bout de soi qui laisse un creux au ventre, cette lente noyade jusqu'à toucher le fond, à deux, remonter doucement jusqu'au souffle de vie, très doucement. Ingrid Chabbert témoigne du deuil périnatal comme on dépose un châle tout doux sur les épaules d'un ami frigorifié, en lui murmurant doucement, ca va aller. Pas de pathos ni de sensiblerie, beaucoup de force et une écriture précieuse, valorisée par un graphisme recherché et précis, je pense avoir tout dit sur ce roman graphique. C'est la première fois que je pleure en lisant une BD. Merci mesdames. 

 

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Mardi 7 Février ou comment Antoine Choplin vient sauver cette journée ...

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Bonjour,

Les journaux étant saturés de bonnes nouvelles, depuis hier rien de nouveau sous le soleil à part les déboires de nos politiques avec leurs épouses, leurs enfants, leurs maîtresses ou leurs amants. On nous enfume pendant qu'à Aulnay-sous-Bois la jeunesse est à terre, sous les bottes de la République. Liberté égalité fraternité ils disaient. Certains ont avalé leur dictionnaire. Moi je retourne à mes livres pour vous présenter un auteur qui a tout compris: il excelle, il est au dessus du lot, il vous murmure son histoire à l'oreille et son dernier roman devrait déjà être sur votre table de chevet :

Antoine Choplin a ce don de raconter simplement un moment unique, un petit morceau de vie, un pan de l'Histoire: Tomas Kusar est cheminot à Trutnov en Tchécoslovaquie, il est solitaire, il aime les arbres, il est timide, il est tendre et je l'imagine doux et intelligent. Sa route va croiser celle d'un homme qui sera un des piliers de la révolution de velours en novembre 1989 : Vaclav Havel. La force d'Antoine Choplin, c'est de nous raconter comment, après 40 ans de communisme, des hommes et des femmes se sont levés pour aller chercher leur liberté. Simplement, avec une douceur étonnante, il va nous conter les épreuves, la prison, la peur, l'amitié, la fraternité et la délivrance. C'est comme un secret déposé du bout des lèvres. Un espoir. 

 

A demain ! 

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Le week-end du 5 Février et le lundi qui suit...

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Bonjour !

Ce week-end et le lundi qui suit, j'ai lu une BD et un très beau roman. Et comme les actualités tournent sans fin autour de la vie des hommes politiques, je préfère donc rester le nez dans mes livres. J'ai juste lu une phrase du discours de Christiane Taubira quand j'ai fait un petit tour sur les réseaux sociaux et elle a dit en parlant des femmes:

" Nous sommes la moitié du ciel et même un peu plus. Nous voulons être la moitié de tout, pas vos moitiés, la moitié de tout. Et surtout, être au moins la moitié partout où se prennent les décisions. Le monde qui vient devra s'habituer partout à la présence de nos filles, de vos filles."

Et j'ai trouvé ça très beau, si bien que je suis allée écouter tout le discours et qu'à la fin, j'ai pensé que c'était elle qui se présentait pour la course à l'Elysée. Ben non en fait. Alors j'ai donc lu ma BD que je ne vous présenterais pas parce que je n'ai pas aimé. Il faut que les gens arrêtent de penser que parce ce qu'on colle des dessins avec un pseudo scénario de vie ou inversement, on a obligatoirement un bon roman graphique.

A demain !

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Vendredi 3 Février 2017, un poète CRS aux éditions POL.

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Bonjour,

Pendant que le blond le plus impopulaire du monde essaye de fermer les frontières de son pays, la justice américaine bloque son décret anti-immigration et le petit plus, dans une petite ville du Texas, les juifs ont remis les clés de leur synagogue à la communauté musulmane, après que leur mosquée ait été incendiée et cambriolée.

Sinon, je vais vous mettre un peu de musique :

Ah oui, ça calme hein ? Et je n'ai pas réussi à trouver une vidéo de l'époque. Bref, c'est la BO du livre que je vais vous présenter :

Joël Baqué est CRS, et poète à ses heures. C'est la première fois que je passe plus d'une heure avec un CRS et ça s'est plutôt bien passé. Un peu à la façon d'un Philippe Delerm et sa première gorgée de bière , Joël Baqué nous raconte par des petits textes minuscules ( vous allez me dire: petits et minuscules, ce doit être très courts alors ? Oui !) son enfance à Béziers, sa sœur, belle à tomber, son frère qui collectionne les photos de mannequins hommes des catalogues de vente par correspondance, son père qui aime l'océan et pas la mer parce que la mer c'est rien du tout. Avec pudeur, par petites touches, on a l'odeur de la garrigue, la terre ocre de notre beau Languedoc, les sarments de vigne qui nous collent aux doigts. Une bouffée de nostalgie sur notre enfance, sur la fratrie, on se revoit le dimanche préparer la table d'un repas identique au dimanche dernier, le grand jeu consistait alors à regarder son âge au fond de notre verre et à le comparer avec celui de notre voisin de table ! 125 pages pour remonter le temps, c'est le voyage assuré vers le petit sourire qui vient chatouiller les lèvres et murmurer tendrement: c'était bien quand même....

Prenez soin de vous, à demain !

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