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Hier et encore plus ...

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Bonjour !

J'écoute Jean-Claude Grimberg sur Inter et je me rends compte que j'ai délaissé ce blog depuis un moment. Je suis en panne de mot. Je lis. Je lis beaucoup mais je ne trouve pas les mots pour partager.

je viens de poser ça :

J'ai retrouvé la profileuse Hanah Baxter. Sonja Delzongle maîtrise parfaitement son personnage et nous offre une fois encore un moment de lecture agréable.

Puis j'ai pris ça :

Parce que j'adore le travail des éditions La manufacture de livres .

Et ça:

Genre de petite pépite d'un éditeur peu médiatisé et qui a tout d'un grand !

J'ai lu tout ça sans rater un épisode de la bataille navale de Trump 1er avec son homologue coréen. Sans oublier cette vive inquiétude pour la Turquie et le grand pouvoir d'Erdogan. Sans parler des élections qui arrivent à grand pas chez nous et la peur de voir le F Haine au deuxième tour. La peur n'évitant pas le danger , on a aussi Fillon et Macron ... J'ai lu tout ça avec le manque de ma librairie, Sauramps, le manque de mon équipe fabuleuse qui garde la tête haute et propose des tables de coup de cœur digne des plus grandes enseignes si ce n'est la plus grande !!! Alors, pour les régionaux qui me lisent , allez chez Sauramps à Montpellier , à Alès, en centre ville ou à Odysséum , achetez ces 3 livres et plus encore !

A bientôt !

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Vendredi 31 Mars 2017 et un peu avant....

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Bonjour !

Si vous voulez vous couper du monde pendant quelques heures,  il est préférable d'éteindre votre boîte à images, de couper votre portable, d'éloigner les enfants,  de vous trouver un petit coin douillet rien que pour vous et... Laurence Biberfeld :

(

 

 

" Sous la neige, nos pas " pourrait être le titre d'un recueil de poésie mais non, c'est de la Littérature ! On pourrait même dire que c'est du roman noir mais je n'ai aucune envie d'étiqueter ce livre. Laurence Biberfeld nous dépose en Lozère et avec une finesse incroyable, elle va nous raconter la vie dans les Causses . Ce roman écrit avec un vocabulaire précieux nous raconte la venue d'une jeune femme et de sa petite fille dans un hameau quasi désertique. Elle sera l'institutrice des quelques enfants qui sont encore nichés au pied de la montagne. La solidarité va vite faire un cocon autour de ces deux nouvelles habitantes, et quand le passé refera surface, ils seront là pour protéger, en silence souvent. Pendant toute ma lecture, j'ai été sidéré par le choix du vocabulaire. Laurence Biberfeld nous offre la nature Lozérienne comme un cadeau unique ! On ressort de cette histoire les pieds humides de neige, les mains calleuses, les fringues rêches d'argile et avec la sensation d'avoir vu le cœur de l'humanité.  On peut alors allumer un feu de cheminée et nous servir un petit alcool fort, c'est compris dans le voyage ! Merci madame !

( Merci à La manufacture de livres, et à Pierre Fourniaux pour avoir financer le voyage.)

 

 

N'oubliez pas que la librairie Sauramps est en vente et que les salariés ont besoin de vous .

A bientôt.

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Mardi 28 Mars 2017.

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On est à un mois des élections présidentielles et tout ce que je trouve à faire, c'est lire ça:

A la mort  de son père , Elvira retrouve un manuscrit troublant. A 70 ans, Gigi, cinéaste italien reconnu, vivait un amour fou et secret avec une femme de 20 ans sa cadette, Clara . Ils devaient écrire leur histoire à 4 mains : comme un pacte d'amour.  Ils n'ont pas eu le temps . Elvira va prendre contact avec Clara pour lui demander d'écrire sa part ... Sur fond de musique italienne, vous avez donc ici les meilleurs ingrédients pour faire un bon roman d'amour clandestin ( car les deux protagonistes étaient mariés et n'avaient aucune intention de quitter leur légitime,  sinon ce n'est pas drôle)  C'est sucré à souhait ! On tombe amoureux avec eux, on ressent le manque avec eux, on pleure ou on rit avec eux. C'est du caramel salé, ça colle aux doigts, ça colle des sourires aux lèvres aussi, ça chavire le cœur un peu car on l'a tous vécu l'amour fou,  l'amour doux. C'est un joli moment à passer !

"Comment vous faire sentir cette plénitude dont je ne me rappelle pas avoir eu conscience à votre âge ? Les histoires d'amour, on en parle au début et à la fin. Mais on ne raconte jamais le milieu. C'est pourtant très beau, cette poésie du milieu. Ce sentiment de plein. Tout est là. Tout va bien.
Ne rien attendre, ne rien espérer. Être dans le présent et le savourer. Le goûter d'autant mieux qu'on le sait éphémère. Accepter que ça se termine. Un jour. "

N'oubliez pas que la librairie Sauramps est en vente et que les salariés ont besoin de vous...

 

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Lundi 27 Mars 2017 et avant encore.

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Bonjour !

Quand je pense au référendum qui se prépare en Turquie et qui vise à renforcer les pouvoirs d'Erdogan , président d'une démocratie qui a mal à son âme ; quand je vois Trump 1er se prendre une veste avec son essai d’abrogation de l’Obamacare, quand je vois une blonde peroxydée hurler dans des meetings en France, notre pays, et prononcer en une heure 50 fois le mot immigration, je pense à Esli Erdogan et je la rêve libre, je pense à ce docteur qui a fait une tribune magnifique contre l'extrémisme et surtout je pense à mes origines russo-polonaises et à mes grand-parents qui ont fuis leur pays dans les années 1905.

Et je lis Michèle Lesbre:

Une rencontre avec une jeune femme sans domicile, croisée dans la rue va lui faire prendre la plume pour dénoncer toutes les injustices sociales mais aussi ses propres failles. Michèle Lesbre écrit à Marion de Faouët,  Robin des bois bretonne qui, au début du 18ème siècle, prenait aux riches pour redistribuer aux pauvres et elle lui raconte sans détour la maladie de notre démocratie : "Dors tranquille, chère brigande, tu m’as sauvée pendant quelques jours de notre démocratie malade, des grands voleurs qui, eux, ne sont presque jamais punis parce qu’ils sont puissants, de ce monde en péril. Tu n’étais pas un ange, mais les anges n’existent pas."  Ne vous attendez pas à une biographie de Marion de Faouët ! C'est juste un rdv entre deux femmes engagées. C'est 70 pages d'intelligence, de finesse et de poésie.

Indispensable en ce moment.

A bientôt !

N'oubliez pas que la librairie Sauramps est en vente et que les salariés qui la font sont une richesse inestimable .

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Dimanche 19 Mars 2017 et avant aussi...

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Bonjour,

Comment vous dire que j'ai du mal à lire en ce moment, j'ai mal à ma librairie ... Bien sûr cela fait un an que je suis en arrêt maladie pour un burn-out destructeur mais je suis toujours ancrée dans ce lieu qui vacille en ce moment, dans le silence quasi-religieux du monde politique ou culturel. Une librairie en cessation de paiement, 140 salariés retiennent leur souffle et le monde tourne toujours. C'est normal. La banalisation de ce genre de situation m'effraie. L'inhumanité au travail ou le manque de bienveillance de certains dirigeants m'insupportent. La médiocrité et le manque de rigueur professionnelle aussi. Bref, je suis en colère, mais j'ai quand mêm lu ça : 

Un bon roman noir, même si je m'attendais à plus percutant de la part de Marin Ledun. Une jeune femme va kidnapper celui qui l'a rendu infirme lors d'un accident de la route. Les deux protagonistes ont un point commun : la solitude leur colle à la peau... Un huis-clos oppressant, une écriture maîtrisée. A découvrir donc.

A bientôt.

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Mardi 14 Mars 2017 et avant encore...

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Bonjour !

Je déserte quelque peu ce blog mais je garde un œil sur l'actualité. A quelques semaines du premier tour, je suis toujours sidérée par la toute puissance de nos politiques, et c'est pourquoi j'ai mis du doux dans ma vie pendant quelques heures avec ceci:

Isabelle Bonat-Luciani a la douceur des mots du printemps arrivé. Elle vous enveloppe, vous berce, vous colle le sourire aux lèvres, vous pique les yeux parfois. Elle immortalise des instants, comme un polaroïd , elle met des couleurs à la vie, à l'amour, à la mort. C'est un livre à lire à haute voix, c'est un livre à murmurer aussi. Amoureux des mots, des phrases courtes souvent, sans virgule parfois, ce livre est pour vous !

A l'heure où un des fleurons de la librairie française est en train de couler lamentablement dans le silence quasi-général, j'aimerais penser que ce livre restera sur nos tables de coup de cœur assez longtemps et qu'il voyage assez loin... de main en main ...

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Lundi 6 Mars 2017.

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Bonjour !

Je vous abandonne un peu ces derniers temps mais aujourd'hui on part se balader en forêt !

Si je vous dis que Jean Hegland est influencée par Alice Munro et Marilynne Robinson, vous pouvez me faire confiance et remercier rapidement les éditions Gallmeister d'avoir traduit ce roman paru en 1996. Nell et Eva , deux jeunes adolescentes, vivent dans la maison familiale au cœur de la forêt. La vie est douce et innocente, entre la danse pour l'une et la préparation du concours d'entrée à Harvard pour l'autre. Mais le monde chancelle, l'électricité est coupé et l'essence commence à manquer. L'humanité sombre dans le chaos et après la disparition de leurs parents, elles vont devoir survivre seules en complète autonomie. Avec une puissance étonnante, le lecteur va être kidnappé pour se retrouver lui aussi dans la forêt. Lentement, au fil des pages, tous nos sens sont en éveil. On se sent capable de danser sans musique et de lire l'index d'une encyclopédie, comme les deux héroïnes, qui découvrent les soirées aux chandelles. Mais le danger rôde autour de leur clairière, et ce n'est pas forcément les ours bruns les plus à craindre. L'homme qui perd ses repères devient féroce et dans sa lutte pour une survie improbable, il est capable de tout.

 

A bientôt.

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Lundi 27 février 2017.

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Bonjour !

J'ai vu Christine Boutin au salon de l'agriculture dans un enclos et ça m'a remonté le moral car quelques minutes auparavant, j'avais entendu la blonde peroxydée de l'extrême crier à un agriculteur ( ou aux agriculteurs ): "Tenez bon , j'arrive bientôt ". J'ai eu un peu de mal à réaliser que si on déconnait dans quelques mois, elle aurait raison et prendrait ses appartements à l'Elysée. Alors j'ai pris un livre... pour ne plus y penser ( même s'il est vrai que l'image de Boutin dans son enclos restait bien ancrée dans mon cerveau.) J'ai lu ceci :

Elle a une trentaine d'année et beaucoup de talent, c'est son troisième roman . La seule remarque négative que je puisse faire à l'encontre de ce livre , c'est son nombre de pages. Trop court madame ! Mais quand on a votre écriture, il ne faut pas s'arrêter ! Jamais ! Bref, j'ai aimé la mise à nu de l'auteur. En toute délicatesse, elle nous raconte sa famille, sa mère beaucoup, tellement belle sa mère, sa soif d'écrire, sa difficulté d'écrire aussi, son amour de la littérature, sa passion de la lecture !  On voit son âme dans toutes ses lignes, bout à bout, on voit une belle personne. C'est comme quand quelqu'un que tu aimes te parle en te regardant dans les yeux, sans te lâcher une seconde : ça fait un bien fou !

A bientôt.

 

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Un livre et quel livre ! "Je veux dans ma vie pouvoir aimer quelqu'un qui m'aime." Jonas Gardell

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Bonjour,

Il y a quelques temps, j'avais été très enthousiaste, voire carrément amoureuse à la lecture du roman de Viviane Gornick:  " Attachement féroce " puis, le roman d'Hervé Le Corre : " Prendre les loups pour des chiens " avait confirmé tout le bien que je pensais de cet auteur et c'est avec des adjectifs dithyrambiques que je vous conseillais vivement de courir chez votre libraire indépendant, et là je m'apprête à faire l'éloge d'un roman qui m'a bouleversée et qui je pense , restera dans mon panthéon des lectures. J'ai eu tellement de mal à le finir, je ne voulais absolument pas quitter Rasmus, Benjamin, Reine, Paul, Bengt, Lars ou Seppo.  

Jonas Gardell nous livre un témoignage des années SIDA. Nous sommes en Suède dans les années 80. En France, j'ai à peine 12 ans et je me souviens de la première fois où j'ai entendu parler de cette putain de maladie (pardon, j'ai dit un gros mot). Jonas Gardell nous raconte tout de l'intérieur. Cette bande de potes homos, pédés, grandes folles, ces fous d'amour, ces amis inconditionnels vont traverser cette sale période et on connaît tous la fin... Mi documentaire, mi roman, juste la réalité brute aussi. Le désir du corps, les rendez-vous dans les parcs à la tombée de la nuit, la quête d'identité, la perte d'identité. On tombe amoureux mais on perd sa famille. On tombe malade, on meurt et on finit dans un sac poubelle, étiqueté "déchet contaminé". Ce roman est une si belle histoire d'amour. Elle finit tellement mal qu'on s'invente l'espoir vain que rien n'est impossible, qu'ils vont tous guérir et vivre heureux, ils le méritent tellement. Avec pudeur, tact, humour très souvent, grâce à Paul qui illumine ce roman, Jonas Gardell écrit sans tabou la vie d'une communauté assoiffée de liberté et de reconnaissance. je n'oublierais jamais ce roman, jamais non plus Benjamin dans les premières pages qui nous murmure : "Je veux dans ma vie pouvoir aimer quelqu'un qui m'aime." et non, je n'oublierais pas non plus cette jeune infirmière qui vient de sécher les larmes de Reine et qui se fait reprendre par sa supérieure : " Enfin bon, maintenant tu le sais, N'essuie jamais de larmes sans gants !La plus vieille secoue la tête. Puis elle s'en va ." Ce livre est un véritable chef d'œuvre. Vous pouvez courir chez votre libraire ....

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Zoom sur hier reprend doucement. Après une petite absence, je reviens avec Mélenchon et Torreton.

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Entre deux cartons et deux pots de peinture, j'ai zappé sur le poste à image hier. Et comme Lyon battait largement une pauvre équipe néerlandaise en coupe Europa, j'ai regardé Léa Salamé et son ami bien coiffé Pujadas : Juste le temps de l'intervention amicale et polie de Torreton , qui est venu, un livre sous le bras,( et pas n'importe lequel ) : "L'homme qui plantait des arbres" de Giono, faire la causette avec Mélenchon. Quel bonheur de voir deux pseudo journalistes politiques essayer en vain de reprendre la main pour remettre les deux protagonistes au combat ! En vain, car les deux zozos ont parlé littérature, écologie, gauche retrouvée, tout ça avec le sourire et beaucoup de tendresse dans les yeux !

Sinon, il faut absolument que vous lisiez ce livre

Dès que j'ai deux minutes, promis, je balance la chronique mais n'attendez pas ! C'est un chef d'œuvre !

Je ne vous dis pas à demain , je vous dis juste à bientôt... Prenez soin de vous.

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